dimanche 21 novembre 2010

LISBOA

Je ne suis même pas allé écouter du fado hier soir. Trop fatigué, je redoutais que ce ne soient des attrape-touristes, de plus je ne suis pas sûr de vraiment aimer le fado. En revanche, voilà des années que je songe à plonger tête baissée dans les musiques brésiliennes. Suis-je enfin prêt ? J'aime spontanément les musiques afro-européennes (le blues, le gospel et les musiques afro-cubaines) mais c'est peut-être le Brésil qui a produit les hybrides les plus souples et les plus enjoués. J'aime l'exubérance des rythmes, le mélange de soleil et de brume, l'ouverture généreuse des voyelles, un peu vulgaire pour une oreille francophone (qui disait qu'il n'y avait pas de grand art sans une touche de vulgarité ?) et le mélange de tradition et de futurisme déjanté qui n'est pas sans rappeler Sun Ra.

Gilberto Gil, Cérebro Eletrónico

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