
Le Sol de Mayo, ou sol de enero en l'occurrence, passe toujours au nord à midi mais ne surprend plus, et surtout il cogne beaucoup moins fort qu'il y a deux ans. Plus frais aussi de ne pas avoir fait une nuit blanche dans l'avion et de savoir où je mets les pieds — l'appartement est à une cuadra à peine du précédent, j'ai pour ainsi dire mes habitudes dans le quartier.
Hier matin, accueilli par A. à la descente du bus de l'aéroport. Retrouvailles chaleureuses, nous avons passé l'après-midi et le début de soirée à nous raconter ce que nous étions devenus depuis 2 ans, sautant allègrement entre anglais, français et espagnol, à rire, nous indigner et nous émouvoir des mille grands petits riens intimes et collectifs dont est tissée la vie.
La dame de l'agence à laquelle je loue l'appart a des origines familiales basco-béarnaises, ses ancêtres sont passés par Chascomús ("la capitale du minitourisme"), ville de 40.000 habitants qui fut jadis le premier point de chute de mon arrière-grand-oncle, comme beaucoup de Français expatriés, ce qui fait peut-être d'elle une lointaine parente.
Quant au loyer, il est nettement moins cher qu'annoncé (les affaires locales ont une élasticité à laquelle des esprits plus septentrionaux seraient réfractaires), j'inviterai A. et son ami au restau sur les sommes ainsi économisées.
Réveil dominico-matinal ce matin (6h30, tout à fait honorable pour 4h de décalage horaire), du coup je traînouille. Après une matinée brumeuse, le soleil cogne. Comme il serait tentant de rester au frais à l'appart. Va falloir se secouer pour aller lire un journal local à une terrasse de café, de préférence exposée au sud : si j'ai bien pris des lunettes de soleil (de janvier), j'ai oublié d'emporter le moindre couvre-chef, lacune logistique majeure vu ma calvitie galopante, la gomina n'étant même pas envisageable. Sombra para el hombre.
1 commentaire:
Disfruta, companero !
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