mardi 27 septembre 2016

STRIP PAS TEASE DU TOUT VS. SKIRT TRÈS TEASE

Sans vouloir aucunement faire l’apologie illégale de la violence à l'encontre des personnes ni rentrer dans le bien-fondé des revendications de certains salariés d’Air France ou de leurs méthodes (sans aucun doute, certaines catégories de salariés d’Air France sont nettement privilégiées par rapport à l’immense majorité des travailleurs/travailleuses, et j’avoue tout ignorer de leurs préoccupations), il est difficile de ne pas ressentir une joie mauvaise au souvenir de la mésaventure de Xavier Broseta l'an dernier.

A la violence structurelle feutrée de l’entreprise (celle-là ou une autre, peu importe) a répondu une violence physique somme toute bénigne – il n’y a eu ni mort d’homme ni blessure, ni même destruction de biens hormis quelques boutons de chemise, et il ne faisait même pas un froid polaire si bien que Broseta ne risquait pas de s’enrhumer – et avant tout symbolique : l’humiliation de se retrouver torse poil en public, ailleurs qu’à la piscine ou sur une plage, et de devoir escalader une barrière métallique avec une main aux fesses pour pousser, sous le regard goguenard de ses collaborateurs. Et encore, X. B. peut s’estimer heureux de ne pas s’être retrouvé cul nu, et d’avoir un torse somme toute regardable pour un cadre sup de son âge : certes, il a des poignées d’amour, la tablette de chocolat n’est pas franchement au rendez-vous, et le nombril chavire dans un coussinet abdominal qu’on imagine flasque, mais il a les épaules à peu près dessinées et si on ne fait pas trop dans le détail ça reste encore à peu près présentable par rapport à bon nombre de ses homologues.


On imagine les milliers de petits cheffaillons de France et de Navarre ayant frémi dans leurs socquettes de peur de se retrouver, du jour au lendemain, les abdos kro à l’air. Depuis l'incident, a-t-on enregistré chez les CSP supérieures une ruée sur les clubs de gym, et l'installation précipitée d’appareils de cardio-training dans les arrière-salles des comités de direction ?

L'humiliation sous toutes ses formes, domaine inépuisable.


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Rien à voir quoique : ce soir, à un concert assez abscons (musique contemporaine), une violoniste de l'orchestre, fort bien faite de sa personne et jouant au premier rang et au milieu, donc juste sous le nez du chef, arborait, contrairement à la plupart de ses consœurs, un haut moulant et une jupe noire vraiment très mini sur des jambes de trois kilomètres que cela mettait indéniablement en valeur. Libre aux femmes de s'habiller comme il leur chante, en mini ou en burkini, c'est leur problème dirai-je pour simplifier, mais je n'ai pu m'empêcher de me demander si ladite violoniste voulait séduire son chef d'orchestre ou régler un vieux compte avec lui en le perturbant sauvagement pendant qu'il dirigeait des pièces pas franchement faciles. Certes l'ensemble était seyant mais il était un tantinet incongru et on sentait une pointe d'agressivité dans la manière de le porter. C'est peut-être moi qui affabule, peut-être pas non plus.

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