
Retrouvé sur le ouèbe le premier disque, acheté en vinyle il y a bien longtemps, des Urban Verbs, un excellentissime et méconnu groupe post-punk / psyché de Washington des années 79-81. Ça a très bien vieilli, un peu comme le meilleur de Killing Joke ou des Simple Minds en moins grandiloquent. Le 2ème et dernier album, plus sombre, évoquait même Joy Division. Puis ils se sont séparés et ont fait des enfants. Le batteur a continué dans des groupes plus ou moins d'avant-garde, notamment Kamikaze Ground Crew, une fanfare foutraque qui faisait des musiques de spectacles de cirque ou de théâtre dans l'esprit de la Music for the Knee Plays de David Byrne. Bref, que des choses éminemment fréquentables. Et que la pochette est belle : portraits polaroïds des membres du groupe, chacun dans un ziploc transparent rempli d'eau, tels les poissons rouges que l'on gagnait jadis dans les fêtes foraines.
Ici, une vidéo d'eux en concert avec Brian Eno (ils avaient décidément d'excellentes fréquentations), la chanson rappelle un peu le côté lancinant de Love Will Tear Us Apart de Joy Division et le Sprechgesang du chanteur bat Bryan Ferry sur son propre terrain.
Désolé, chers abonnés du blog, pour les envois à répétition — le claviste est fatigué et ne découvre les fautes de frappe qu'après coup, d'où les boutures, pardon, les moutures successives.
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