Associé hier à un shopping utile (sacs d'aspiro, ampoules halogènes et autres billets de train) un brin de retail therapy. Ai vaillamment résisté à une veste en coton chocolat, (pas donnée, me suis-je raisonné, d'ailleurs je cherche plutôt en velours côtelé fauve, mais elle tombait très bien) et à d'autres fringues plus dispensables – donc résistibles. Qu'est-ce que les marques ont toutes à coller leur logo en évidence ? Nous vivons l'ère de la pétasserie triomphante, qui est l'indice d'un sacré désarroi identitaire, et sans doute d'une grande violence sociale, pour que tant d'entre nous n'arrivent à conquérir un peu de dignité à leurs propres yeux et aux yeux d'autrui qu'en se transformant en porte-drapeaux de telle ou telle enseigne. Cette attitude, compréhensible chez les pauvres et les parvenus, est devenue la norme, tant le statut social de chacun est désormais sujet à caution, susceptible qu'il est de dégringoler au gré des retournements de la conjoncture et des ajustements structurels.
La FNAC continue de brader ses stocks (c'est marrant d'assister au ralenti depuis des années à l'effondrement d'un modèle économique : le support discographique matériel). Du coup, me suis racheté les 2 premiers Stooges en CD histoire de nourrir l'iPod, et deux vieux Eno que que je réécoutais souvent avec plaisir chez des amis. Iggy vieillit toujours aussi bien et les Eno sont délicieux : doux, oniriques et fantasques. Essayé aussi un groupe de jazz bruxellois bradé à 3€ parce que la pochette était vraiment jolie (toits de ville dessinés dans des teintes pastel sans mièvrerie). Bonne pioche, la musique est belle aussi, ça augure bien des découvertes futures au plat pays.
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