Hier, un ex que j'aime bien par ailleurs me recontacte, alors que nous ne nous étions pas parlé depuis le printemps dernier, où nous nous étions croisés brièvement et vaguement friponnement. Il explique son silence en rappelant qu'il démarrait à l'époque une histoire avec quelqu'un d'autre, histoire qui a finalement duré, et il précise finement : « C'est bête, chaque fois qu'on se rencontre [NdB * : la fois précédente, torride en revanche, remontant à 15 ans], l'un ou l'autre n'est pas disponible, et comme je suis fidèle… »
Je n'ai pas eu la cruauté de lui rappeler que fidèle, il l'était tellement qu'il avait jadis trompé feu son jules avec moi avant de me laisser tomber comme une vieille chaussette. Mais la culpabilité chez les catholiques (entre autres) a ceci de merveilleux : passer à l'acte en étant bourrelé de remords, c'est comme si on n'avait rien fait du tout parce qu'on n'en a pas vraiment joui. C'est un peu comme la boulimie-anorexie : « J'ai bien le droit de vider le frigo, puisque je me suis fait vomir après. »
* NdB : note du blogueur
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