
J'encourage vivement mes trois lecteurs et lectrices à aller voir Nostalgia de la luz du Chilien Patricio Guzmán.
Réflexion bouleversante, car à la fois contemplative et incisive, sans aucun apitoiement, sur ce que sont le passé et le regard que nous portons sur lui, qu'il s'agisse d'un passé astronomique (la lumière qui nous parvient des étoiles mortes) ou historique, tant collectif qu'individuel — l'héritage de la dictature, la chape de silence qui pèse encore sur les atrocités commises sous Pinochet, ou encore ces femmes aujourd'hui septuagénaires qui passent au peigne fin le désert de l'Atacama dans l'espoir de retrouver les ossements de leurs frères disparus.
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