mardi 15 février 2011

HAPPY BIRTHDAY HENRY

C'est aujourd'hui l'anniversaire de Henry Threadgill, saxophoniste et compositeur américain qui sévit depuis le milieu des années 70. Voici un de ses morceaux de l'époque, hommage à Buddy Bolden, légendaire musicien de jazz de la Nouvelle Orléans des toutes premières années du XXe siècle qui serait devenu fou alors qu'il jouait dans une parade. Le rock rend sourd, le jazz rend fou, c'est bien connu. D'autant que ledit Buddy, sans aucun enregistrement connu à son actif, fut l'inventeur du jazz, whatever that means. Voir à ce sujet la magnifique bio romancée de B.B. par Michael Ondaatje, Coming Through Slaughter (Le blues de Buddy Bolden, en séfran dans le texte).


Remarque graphique : il y a comme une ressemblance avec ceci, qui dut vendre quelques centaines de milliers d'exemplaires de plus vers la même époque — rien ne date autant qu'une pochette de disque, souvent tellement tributaire de son époque que toute individualité est résorbée dans le Zeitgeist qu'elle traduit. En l'occurrence, c'était là une époque (fin 70, quelque part entre le disco et la new wave) où les costumes beige à pattes d'eph et cols pelle à tarte, les robes fluides et les photos sépia avaient le vent en poupe.


Pour la peine, voici le premier morceau du disque. Comme quoi, l'Italie n'a pas attendu Berlu pour inventer la télé poubelle et les présentatrices qui se poudrent un peu trop le nez avant de passer à l'antenne. Ne pas louper le membre du public qui se trémousse vers 0:17, complètement folle du collant, la vidéo vaut le détour rien que pour ça.


Deux morceaux qui, chacun à sa façon, l'un tout en intériorité réfléchie (sublime partie de contrebasse), l'autre dans l'extériorité décérébrée du dancefloor, traduisent la beauté, la douleur et la joie d'être en vie, histoire de fêter la liberté et la justice qui s'inventent ici et là ces jours-ci.

Disco / free jazz, et si c'était le cocktail qui marche ? Ah, mais on y a déjà pensé au début des années 80 ? Bon, tant pis !

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