mercredi 3 septembre 2008

TIGRE, SUSHI ET AUTRES ÉLÉPHANTS


Ci-dessus, silhouette d'un tigre blanc sur fond blanc, plus conceptuel tu meurs. Si vous ne le croyez pas, faites un copié-collé en cliquant, vous verrez bien ce qui viendra . Bande de Saint-Thomas, va !

Suis en train de découvrir avec ravissement la revue
Le Tigre, dénichée par hasard chez mon kiosquiste adoré et dont ledit tigre invisible est le logo. Voir le lien dans la liste à droite. Ils font la fête de lancement du dernier numéro pas plus tard que ce samedi soir dans un bar-restau du XVIIIème (je ne donne pas les infos, ça serait trop facile : si ça vous dit d'y aller, cherchez un peu sur le site, ça vous fera découvrir ce qu'ils font, d'une pierre deux coups — ne loupez pas les interviews vidéo de quidams sur le thème de l'amour).

A l'occasion je toucherai aussi deux mots de la
RILI (Revue internationale des Livres et des Idées), nouveau titre plutôt très bien fichu pondu par des universitaires de gauche (même Le Fig en a dit du bien, c'est dire), avec un très jolie maquette et des photos somptueuses des frères Wright dans le dernier numéro, mais ils m'ont mis en rogne avec deux articles d'une mauvaise foi sans borne sur le port du foulard. Justement, sur la gauche et les questions de société (manière pudique de ne pas dire l'Islam), lu une analyse intéressante sur le procès de la mariée lilloise fausse vierge sur un blog il y a quelques jours :

http://elryu.blogspot.com/

C'est un tantinet légaliste mais pas foncièrement idiot. En gros, ledit bloggeur part du principe qu'il est contre le mariage en général, mais que si on est pour, et que qui dit contrat dit etc.

Dimanche dernier, jour de la fête de Ganesh, feu d'artifice de synchronicités : tombé dans l'escalier du métro sur un ami de province qui passait justement par là ; un peu plus tard, croisé en marge de la procession un ami libraire pas vu depuis des lustres (je ne mets jamais les pieds dans les librairies, on y attrape des idées pas possibles, ne parlons pas des librairies ouvertement gay…) ; et en en repartant, croisé dans un autre métro un autre copain qui avait jadis habité dans le quartier de la procession à l'éléphant mais qui n'y habite même plus. Ça vous console du temps maussade qui ne se prêtait même pas aux photos. On dira que c'est Ganesh qui est taquin.

A propos de pachydermes :
Cabaret cósmico alias Cabaret cosmique d'Alejandro Jodorowsky (qui pondit jadis Tusk, une histoire de tolophan comme le nom l'indique), très joli recueil de blagues (dont qq très jolies blagues juives que je ne connaissais pas, et d'autre salaces absolument délectables) relues sous l'angle du développement spirituel, cocktail improbable mais goûtu. Pour un néo-gourou, il fait preuve d'une ironie vis-à-vis du culte de la personnalité et d'un réalisme radical tout à fait réjouissants. "Le zen, c'est la vie quotidienne".

Tigersushi : parce que nom rigolo d'une maison de disques pop, parce que Le Tigre, et parce qu'on a failli manger des sushi ce midi avec un collègue avant de nous rabattre sagement sur des toridon (paillasse).

Au plaisir.

Aucun commentaire: